La communauté paroissiale de Saint Andéol d’Ardèche vient d’accueillir Monseigneur Jean-Louis Balsa, évêque de Viviers,  pour une visite pastorale le samedi 16 novembre 2019.

Tous les paroissiens étaient invités à cette rencontre dont voici le programme d’ensemble : accueil par le diacre et les prêtres, visite de courtoisie au Maire de Bourg, échanges avec les paroissiens et repas tirés des sacs, rencontre avec les viticulteurs et arboriculteurs au domaine du Chapitre chez Frédéric Dorthe, visite de courtoisie à la communauté musulmane à la mosquée de Bourg, messe en l’église saint Andéol. L’objectif principal étant de pouvoir échanger sur les réalités de la paroisse, la question de l’organisation des paroisses du diocèse dans les années à venir, et de poser toutes les questions sur le diocèse et sur l’Eglise catholique au Père Évêque.

L’occasion pour le père Moïse de rappeler les atouts et les faiblesses, afin que le père Évêque puisse aider les paroissiens « à aller plus au large » et pour éclairer de ses lumières pour aller encore plus loin avec le Christ.

L’équipe d’animation pastorale a retenu 3 atouts : le 1er atout : l’existence de groupes spirituels. Il y a un groupe de prière des mères qui se retrouve chaque mardi matin (une dizaine de personnes) ; un groupe de prière quotidienne du chapelet (environ 6 personnes) ; un groupe du Renouveau Charismatique qui prie le mardi à 20h (avec une douzaine de personnes en moyenne) ; un groupe régulier, participe à l’adoration du Saint Sacrement tous les premiers jeudis du mois, il y a également une adoration tous les vendredis soirs, une neuvaine à Marie qui défait les nœuds, qui commence le 1er vendredi de chaque mois ; et de temps en temps, des familles organisent une soirée de louanges ; le 2e atout : c’est le fait d’être dans la vallée du Rhône, avec une population qui est assez jeunes, dynamique et qui a la possibilité de trouver des emplois ; le 3e atout : en tenant compte de ces dernières années, la paroisse a eu des catéchumènes.

Cependant la communauté rencontre aussi des difficultés : la 1ère est le vieillissement de ses membres ; la 2e le manque de bénévoles pour s’engager dans des services clefs (service du denier de l’Église, la comptabilité paroissiale, le service d’accueil et le secrétariat) ; la 3e la privation de la responsabilité reçue.

Le Père Évêque a commenté : « chercher comment sera l’église dans le futur, vouloir une église très optimiste sur l’avenir, il faut chercher tous ensemble, l’évangélisation (les jeunes en veulent), les perspectives, probablement la manière de faire l’église correspond à une période de pleine mutation, ce qui se produit depuis quelques années, un manque de chrétiens donc de prêtres, on a un apport de prêtres africains, même la forme du clergé change, il ne faut pas tout attendre des prêtres, on va vers une église confessante, comment peut-on évangéliser notre religion traditionnelle ? »

Frédéric Dorthe a soumis les problèmes qui émergent actuellement dans le monde et certains mouvements de pensée dans l’Eglise. « Le syncrétisme écologique et le relativisme des religions. Le premier correspond à une confusion entre la suprématie du Dieu créateur et Père de toutes choses et la socialisation de la nature ; le second est un lissage systématique de toutes les religions, spiritualités ou philosophies à travers le monde rendant caduque la suprématie de l’Eglise catholique comme détentrice de l’unique vérité. Cette confusion rend peu lisible le message du salut des âmes pour tous, par l’unique porte qu’est le Sacré-Cœur de Jésus. »

Christiane Chalias