
Ne restons pas silencieux : les évêques de France réitèrent leur refus de toute forme de mort provoquée et appellent à une mobilisation en faveur des soins palliatifs.
« Légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, c’est inscrire au cœur de notre société la possibilité de donner la
mort sous conditions. »
Plusieurs actions concrètes sont proposées :
-
écrire à vos parlementaires,
-
diffuser les affiches et supports de communication,
-
organiser des temps d’échange dans vos paroisses,
-
suivre de près l’évolution de la proposition de loi.
Ensemble, agissons pour défendre la dignité de la vie jusqu’à son terme naturel.


Tribune des évêques de France
« On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort »
Que pouvons-nous faire ?
Interpeller nos parlementaires
Faites entendre votre voix en écrivant à votre député.
Exprimez lui vos inquiétudes face à cette évolution législative aux conséquences éthiques profondes.

Partagez les affiches et les supports de communication
Cliquez sur les liens pour obtenir les versions téléchargeables :
- Le flyer
- L’affiche « Ne restons pas silencieux »
- Déclaration des responsables de cultes (CRCF) “Les dangers d’une rupture anthropologique”
Organiser des discussions dans vos paroisses
Suivre l’actualité de la proposition de loi
Sur la page de la Conférence des Évêques de France
Voici un exemple de message que vous pouvez adapter et envoyer :
Monsieur le Sénateur,
Depuis de nombreux mois maintenant, le sujet de la fin de vie préoccupe notre société.
[Personnaliser ici avec sa propre expérience]
En France, comme dans toutes les sociétés, des interdits comme le viol, l’inceste ou l’homicide cadrent notre vivre-ensemble et préservent notre paix sociale. Pourtant, certains lobbys véhiculent l’idée que le permis de tuer (qu’ils maquillent sous l’expression de « droit à des soins d’accompagnement » mêlant sans distinction soins palliatifs et euthanasie) serait un progrès social parce qu’il permettrait de choisir le moment de sa mort.
Mais comment des élus peuvent-ils penser que ce serait une bonne idée de remettre en cause l’interdiction de tuer ou même de collaborer à un suicide ? Comment peuvent-ils imaginer que cela pourrait être un progrès pour notre société, pour nos soignants, pour les familles et, par-dessus tout, pour les personnes en fin de vie ?
Comme vous le savez, l’argument de vouloir limiter la souffrance est trompeur puisque des solutions efficaces existent déjà grâce aux soins palliatifs. L’argument de ne pas faire peser sur ses proches le poids de sa fin de vie si elle devient longue et difficile, est lui aussi fallacieux. N’est-ce pas éminemment humain de soutenir un être cher dans l’épreuve, d’accompagner sa fragilité ? Prétendre aussi que donner la mort préserve la dignité revient de fait à reconnaître que certaines vies ne sont plus dignes. C’est une rupture très dangereuse. La personne humaine est digne par le fait même qu’elle existe, qu’elle vit, quelles que soient ses fragilités.
Pour moi, ouvrir la possibilité de prescrire la mort, c’est aussi mettre en porte-à-faux nos soignants dont la vocation est de soigner et soulager mais certainement pas de donner la mort.
Enfin, en permettant de programmer le moment de sa mort, quelle insupportable culpabilité fera-t-on peser sur ceux qui souhaiteront vivre jusqu’au bout, tout en ayant besoin de l’aide des autres pour cela.
Monsieur / Madame, ne faisons pas davantage basculer notre société vers un monde individuel, froid et calculateur. Ouvrir la porte à l’euthanasie, même de façon très limitée, comme le propose la commission des affaires sociales du sénat , c’est ouvrir la voie à un élargissement permanent et à des dérives comme celles que nous observons au Canada, aux Etats-Unis et en Belgique, où de jeunes enfants sont maintenant euthanasiés.
Pourquoi ne pas prendre davantage soin de ceux qui nous soignent plutôt que de les mettre face à des choix humainement si difficiles ?
Merci de votre lecture, Monsieur / Madame. Au moment où vous devrez faire des choix, pensez à préserver notre modèle de civilisation qui a toujours cherché à aider les plus fragiles, pas à les éliminer.
Quelques ressources
■ Claire Fourcade, Journal de la fin de vie, Fayard, 2025.
■ Dr Alexis Burnod, Fin de vie, le cas de conscience,
éditions de l’Observatoire, 2024.
■ Erwan Le Morhedec, Fin de vie en République, Cerf, 2022.
■ Henri de Soos, L’impasse de l’euthanasie, Salvator, 2022.
■ Damien Le Guay, Quand l’euthanasie sera là, Salvator, 2022.
■ Pierre Jova, Peut-on programmer la mort ?, Seuil (Libelle), 2023.
■ AA. VV. « Choisir sa mort ? », La Croix (à vif).
■ Bruno Dallaporta & Faroudja Hocini, Tuer les gens, tuer la terre,
passion euthanasique et crise écologique, Compagnons, 2024.
■ Matthieu Noli, Chroniques euthanasiques, Salvator, 2024.
■ Fin de vie : Mgr Vincent Jordy, vice-président de la CEF réagit à
l’idée d’un référendum, CNews, 5 juin 2024.
■ Fin de vie : « On ne peut pas parler de fraternité quand on répond à
la souff rance par la mort », Mgr Rougé, France Inter, 11 mars 2024.
■ Fin de vie : prendre la mesure du projet de loi, KTO, 30 avril 2024. L’Église est au plus proche des malades
https://www.la-croix.com/religion/loi-fin-de-vie-l-eglise-catholique-appelle-a-interpeller-les-deputes-20250520




