LA PASTORALE DU LAVEMENT DES PIEDS

La diaconie diocésaine s’appelle « La Diaconie du lavement des pieds ».
Cette Pastorale est mise en œuvre par tous les acteurs de la Diaconie diocésaine, prêtres, diacres, laïcs, les aumôneries d’hôpitaux, de prison, des gens du voyage, des migrants, des personnes handicapées, d’établissements spécialisés, les mouvements et associations caritatives.
L’Etat a pris le relais de beaucoup d’institutions inspirées par l’Eglise, et si la finalité d’être auprès des plus pauvres est restée intacte, elles n’en ont pas moins été laïcisées.
Avec pour conséquence d’être coupées de la source de Vie qu’est Jésus-Christ.
Dans l’Eglise, actuellement, si chaque pauvreté est spécifique et demande un savoir faire spécifique pour être respectueux et sérieux auprès de ceux qu’elle sert, les spécialisations ont abouti à une sorte de ‘sous-traitance’.
Avec pour effet que ce n’est plus le corps ecclésial tout entier qui est concerné, mais que tout est sous-traité par des spécialistes qui de moins en moins se nourrissent de Jésus-Christ. Et de risquer de transformer ce qui découle de l’Eglise en simple ONG comme nous met en garde le Pape François. [1]
A nouveau, l’expression qui consiste à penser qu’il suffit d’agir « dans l’Esprit de Jésus-Christ », dans l’action, et sans se référer explicitement à lui, Jésus-Christ, permet au mieux aux pauvres d’êtres guéris, mais au pire leur interdit d’être sauvés par Jésus-Christ.
Et pour les acteurs d’oublier d’inclure implicitement la volonté de Dieu le Père dans leur action.
Avec aussi comme conséquence que le corps ecclésial n’est lui-même pas concerné dans son ensemble, sauf à être sollicité financièrement.

La création de la diaconie du Lavement des pieds cherche à faire que chacun des mouvements soient partie intégrante du corps ecclésial.
Et que ceux qui n’agissent pas, se contentant de prière et de pratique religieuse, puissent, eux aussi se mettre à laver les pieds des autres.
Depuis des siècles, l’Eglise à la suite du Christ a su mettre en œuvre le lavement des pieds relaté dans Saint Jean.

Dans l’Ardèche, l’Eglise n’a pas été en reste où tant d’hommes et de femmes, Saints et Saintes connus ou inconnus, ont fondé des institutions religieuses pour les plus pauvres, qui pour l’éducation, qui pour les soins, qui pour la dignité des uns et des autres.
Aujourd’hui, l’Etat n’est pas présent dans beaucoup de domaines de pauvreté, et cela restera toujours la mission de l’Eglise d’être là où personne ne va.
Et actuellement, je suis témoin de la mobilisation de laïcs, de diacres et de prêtres, au service des malades, des prisonniers, des personnes handicapées, des migrants, des gens du voyage, et de toutes sortes de fragilités.
Car il y a les pauvretés visibles, flagrantes, il y a aussi les pauvretés cachées comme les drames à l’intérieur des familles, et je pense aux femmes battues, à toutes celles qui avortent, faute de soutien, d’encouragement, d’avenir.
Mais les hommes aussi sont fragiles.
Comment ne pas aussi les aider à être de vrais hommes conjointement aux femmes, de vrais époux conjointement aux épouses, de vrais pères conjointement à leurs enfants.

Laissons-nous inspirer par la Parole de Dieu.

[1] Pape François, Méditation matinale en la chapelle de la Maison Sainte Marthe, mercredi 24 avril 2013.

ÉVANGILE SELON SAINT JEAN, chapitre 13

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le coeur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer,

Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,

se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;

puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.

Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »

Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. »

Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »

Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »

Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ?

Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis.

Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.

C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.

Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.

La Pastorale du lavement des pieds : « Etre le prochain de l’homme tombé »

Une vision pastorale à retrouver ici (à partir de la page 81) ou prévisualiser son contenu dans la fenêtre ci-dessous :

Lettre Pastorale