LA PASTORALE DES DISCIPLES D’EMMAÜS

Le service diocésain de l’initiation chrétienne s’appelle « La Pastorale des disciples d’Emmaüs ».

Cette Pastorale sera mise en œuvre par l’ancien Service diocésain de l’initiation chrétienne qui fera route avec l’ancienne pastorale familiale, les préparations au mariage, les Funérailles, la Formation, la Bibliothèque, les Pèlerinages.

La rencontre possible de Jésus-Christ est devenue aujourd’hui un enjeu majeur. On entend trop souvent qu’être chrétien, c’est avoir des ‘valeurs’, c’est ‘faire le bien et pas le mal’, avoir une bonne morale. Mais il n’est pas besoin d’être chrétien pour vivre cela. Tout être humain un peu sensé le cherche.
Mais nous risquons d’être réduits à ne répondre, à la majorité des personnes qui s’approchent de nous, que par des propositions qui, si nous n’y prenons gare, ont l’apparence de la proposition de la foi, mais qui en fait sont des réponses en miroir à des demandes d’abord anthropologiques à dimension sacrée teintées de religieux. Comment alors s’étonner que beaucoup ne sont intéressés que par un baptême qui correspond anthropologiquement au mystère de la naissance ?
Et que la première des Eucharisties tourne à devenir l’une des dernières qui seront vécues comme un passage de l’enfant à l’adolescence. Comment alors s’étonner que le sacrement de la Confirmation ne soit lui-même confondu avec une sorte de célébration de la maturité humaine faisant entrer l’adolescent dans l’âge adulte ?
Et que dire du mariage, s’il n’est que la reconnaissance du sentiment amoureux entre un homme et une femme ?
Et pour ainsi dire, la boucle est bouclée dans le passage de la vie à la mort par les demandes d’obsèques.

Certes, la foi en Jésus-Christ est d’abord une incarnation et c’est une grâce que tous ceux qui s’approchent de l’Église aient comme le pré-sentiment qu’il y a plus que leur demande. Leurs mots parfois manquent. C’est pourquoi beaucoup de personnes qui se tournent vers l’Église attendent de nous de reconnaître le mystère sacré de leur vie. De ce point de vue, nous attestons que la vie a un sens sacré. Et nous savons nous-mêmes que l’Esprit de Dieu travaille les cœurs et les consciences et qu’il pousse tout être humain à crier « Abba, Père ».

Mais la proposition de l’Église ne peut en rester là car l’Esprit est l’Esprit implicitement du Père et explicitement du Fils.[1] Notre Église n’a pas la vocation de donner une réponse sacrée à des demandes sacrées. Beaucoup de religions et de philosophies en donnent.
Notre Église n’est pas non plus une gnose où l’on se contenterait de parler de Jésus-Christ comme on le ferait très bien d’un personnage historique ou d’une belle légende. Et à ce propos, il faut nous poser la question de savoir si le langage que nous utilisons pour la foi est pertinent pour nos contemporains. Cela les touche-t-il au cœur de leur vie dans les mots du monde contemporain ?[2] Notre Église a pour vocation d’être un lieu initiatique, où quelqu’un venu demander de sacraliser une dimension de sa vie, va peut-être avoir la grâce de pouvoir faire une rencontre décisive avec Jésus-Christ, et par conséquent faire l’expérience du Salut dans toutes les dimensions de sa vie.

[1] Cf. note n°11
[2] Cf. Pape François, Exhortation apostolique Evangelii Gaudium n°41

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, chapitre 24

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

La pastorale des disciples d’Emmaüs: « Récapituler toute choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre »

Une vision pastorale à retrouver ici (à partir de la page 71) ou prévisualiser son contenu dans la fenêtre ci-dessous :

Lettre Pastorale